Création d’un avatar virtuel Alice Guy

Elle aurait dû être citée aux côtés des frères Lumière. Mais l’histoire en a décidé autrement. Avant même que le cinéma ne trouve ses codes, Alice Guy les inventait déjà. Réalisatrice, productrice, visionnaire… elle a façonné un langage que d’autres ont ensuite popularisé — et parfois accaparé. Restée trop longtemps dans l’ombre, elle revient aujourd’hui là où elle a toujours mérité d’être : à la lumière.
ALICE GUY (1873, France – 1968, États-Unis) est l’un des deux projets d’avatar mémoriel incubés au AVATARS LAB, dans le cadre du [IN]VISIBLE Festival. www.xr4heritage.com
Au programme le 26 mars
Au KBR (Bibliothèque Royale)
14:00-17:00 Conférence Salle Obscure
Pitch du projet Alice Guy
17:15-18:00 Atelier
Pourquoi donner vie à Alice Guy grâce à l’IA ?
Au VirtualPalace
19:30 Vidéo projection 4K lazer DLP de 3 courts métrages réalisés par Alice Guy
Avec l’aimable autorisation de Gaumont Pathé Archives
Ouverture des portes, rue Royale 290, 1210 Saint-Josse
Beaubbles : sélection BelBul
20:00 Rencontre autour de Coraline Refort (autrice chercheuse), Thierry Peeters (arrière petit-fils), Eric Vauthier
Suivi d’un échange enregistré entre la salle et les invités
Université Sorbonne Nouvelle
Docteure en études cinématographique
La Société des Amis d’Alice Guy Blaché
Président
Les 3 films projetés
La Fée aux choux, (Alice Guy, 1900).
Un drap peint par un peintre éventailliste (et fantaisiste) du voisinage, un vague décor, des rangs de choux découpés par des menuisiers, des costumes loués ici et là autour de la porte Saint-Martin. Comme artistes : mes camarades, un bébé braillard, une mère inquiète bondissant à chaque instant dans le champ de l’objectif : et mon premier film La Fée aux choux vit le jour. Source Coraline Refort, Alice Guy, Autobiographie d’une pionnière du cinéma (1873-1968), Denoël/Gonthier, Paris 1976, pp. 62-63
La Esmeralda, (Alice Guy, 1905).
120 ans après que les derniers spectateurs ont tremblé devant ce Quasimodo, la version ambitieuse de Notre-Dame de Paris signée Alice Guy, aux décors fastueux, à la figuration vivante et aux cadrages inventifs. Ce film qu’on croyait disparu, a été retrouvé en 2024 chez un collectionneur italien sous la forme d’une copie 35mm nitrate teintée avec cartons d’origine en Italien que Gaumont a acquis et que le laboratoire l’Immagine Ritrovata a scanné et restauré en 4K. La copie est quasi complète à l’exception des quelques secondes de fin lorsque Quasimodo pousse Frollo dans le vide, s’agenouille et pleure.« La Esmeralda », film en 8 tableaux, adapté de Victor Hugo, qu’Alice Guy tourne en 1905 dans le nouveau studio Gaumont fraîchement construit. Source: Texte Gaumont .
La Naissance, la vie et la mort du Christ (Alice Guy et Victorin Jasset, 1906)
« J’avais depuis longtemps le désir de mettre en scène le plus beau drame de la passion. À l’exposition de 1900, Tissot avait publié une très belle Bible d’après des études qu’il avait faites en Terre sainte. C’était une documentation rêvée pour les décors, les costumes et même les coutumes » Source Coraline Refort A. Guy, Autobiographie, cit., p. 84.




